Transparence du mystère

Empreinte
et de mains, et de pieds,
et de sueur, et de sang,
rouge exfiltré dans les veines du bois,
tel un suaire laissé là.

Empreinte
d’’une offrande radicale,
d’’une souffrance donnée,
exténuant la logique de haine,
plongeant en abîme de solitude,
là où Dieu n’est pas,
là où l’’homme n’est plus.

Empreinte,
trace ensanglantée du drame radical,
témoin permanent d’’une absence,
où Dieu s’’est tu,
où Dieu saisit, où Dieu relève.

Empreinte,
car le mort n’’est plus.
Empreinte,
car la mort n’’est plus
et la nuée évanescente des limbes de la peur
se fait lumineuse.

Empreinte
de celui qui n’’est plus ici,
empreinte
de Ressuscité,
empreinte
suggérant le mystère par le signe du vide.

Et sur la croix, laissée là,
composite de blancs et d’ors, accrochés,
d’’une éclatante transfiguration
apparaît encore
l’’empreinte
rouge sang donné,
et la croix, de gloire, peut rayonner.

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