parfume toi la tête

dès potron-minet, l’aube incandescente se pare,
fume et caresse en moutons feutrés la soie bleutée,
la douceur craque de gazouillis légers, anodins, épars
dans le ronronnement d’hiver de la ville engoncée

sous l’écorce rugueuse l’arbre se rassemble,
ouvre la radicelle vers la rémige assoiffée
des branches moribondes, les bourgeons tremblent,
l’échange intérieur tend au déploiement de l’été.

j’ai faim, j’ai soif, et je me sens tout rouillé,
ce rugissement de sève, sifflements et nuées
rudoie l’ankylose, dégrippe le tronc et rend,
vite, place aux prémisses du printemps.

le carême est ouvert en auspices d’accompli,
je veux désencombrer en moi les voies de la Vie
en jeûnant, priant, partageant de concert
il me faut faire place à la Pâque, au désert.

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