cendre de l’aube

le ciel gris d’un soleil pudibond
épaissit la densité des vitraux,
nimbe l’église d’un halo froid,
d’un mystère de pénombre.

les gemmaux les plus chatoyants
des vaisseaux les plus grandiloquents,
retiennent en leur opacité le poudroiement de la lumière
quand l’astre du matin ne fait danser ses rayons en empreintes colorées.

Le meilleur des communicants pourra écrire le plus beau vitrail
pour vendre le chatoiement de son église,
ses efforts resteront vains, voire stérilisants,
sans le chemin lumineux d’une rencontre de transfiguration.

que le soleil se cache derrière les nuages perlés,
l’église reste le lieu de la présence et de la rencontre,
elle protège des avanies, intempéries, désespoirs solipsistes
sans brio, froidement parfois détache l’amour de ce qu’elle a de “joli”…

la beauté de l’Eglise ne se balade pas que sur ses murs, mais en deçà,
sauras-tu l’éprouver?

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