Aux handicapés de la vocation

aux handicapés de la vocation
qui ne regardez pas dans le même sens que “tous”,
vous qui errez dans les limbes des assourdis par trop de bruit pour y reconnaître l’appel que vous attendez,
vous qui vous morfondez à deux respirations d’un oui qui semble inaccessible
vous qui avez ouvert votre cœur à celui qui l’a piétiné, par maladresse ou égoïsme,
vous qui craignez de mourir avant de réaliser quoique ce soit,
vous qui avez échoué au passage d’entrée,
qu’ils n’aient pas voulu de vous, qu’elle ne vous ait pas remarqué
vous qui avez douté encore longuement après d’avoir pris le bon chemin
ou de vous être réduits à une voie sans avant, sans allant
vous qui trouvez votre chemin trop large, ou trop étroit, au point de vous y engoncer frileusement,
vous qui avez été éblouis un instant par un mirage quand vous aviez soif d’être aimé,
et payez le rugueux retour à la réalité,
vous qui avez mal au quotidien, au point de douter qu’il y ait encore un chemin dans cette sente de ronces
vous qui reconnaissez de moins en moins dans les disharmonies du quotidien les sonorités des oui d’hier
vous qui avez brisé votre oui sur les récifs de l’échec, où la relation se faisait solitude,
quand le chemin choisi de vie devenait mort subie, chaque jour plus profondément,
vous qui avez dû renoncer, vous blesser aux regards et pensées de l’ignomineuse lâcheté supposée,
vous que l’on enferme dans vos derniers choix, ceux que vous avez posés pour rester en vie

vous qui êtes arrêtés à un détour du chemin, de l’autoroute qui devait vous mener au Christ, à l’accomplissement, au bonheur, et y cherchez, morne plaine, la voix qui ne vient plus de loin, mais semblez gérer les zigzags dans un court terme alarmant
je veux vous redire que le Christ ne s’est pas désintéressé de nos impossibles oui, il vous attend là, et encore, au creux du détour, car rien ne pourra être, sans vous, sans nous.

vous êtes le rappel vivant et nécessaire qu’en toute vie, en tours et détours, en vitesse débridée ou brutaux ralentissements, le seul chemin de salut est celui de la résurrection, et non celui du succès. Apprenez moi cette fidélité à la vie, reçue et donnée. Fidélité de vivant que vous assumez

je vous le redis, pour les moments où je suis arrêté avec vous, et où vos respirations ont été mon souffle. Le temps qui se fait long reprendra un allant… et il sera temps de résurrection

Publicités

Les commentaires sont fermés.

WordPress.com.

Retour en haut ↑

Créer un nouveau site sur WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :