ecce homo

A quelques jours du billet redoutable d’Edmond Prochain, sur les messages que Dieu laisse un peu partout à notre intention mais qui nous semblent difficiles à écouter, je vous partage cette bd à propos du gentil et souriant Jésus.

en fait, je ne suis pas aussi pessimiste sur la transmission de la Bonne Nouvelle et du message évangélique. Le message est plutôt globalement bien passé. Et si certains irréductibles s’acharnent à le réduire à de la haine, c’est loin d’être le cas de tous.

Je crois profondément que l’Evangile, tel qu’il est transmis par l’Eglise, et la figure du Christ qu’elle nous dévoile sont les mêmes depuis l’origine, enrichis de leur réception par cette communauté d’hommes qui se reconnaît de Lui. Néanmoins, il est vrai qu’il est plus facile de l’écouter quand on est dans les clous, entre les bornes que l’Eglise a posées pour jalonner le chemin. On peut sinon, à peu de frais, se sentir jugé, exclu, avili. Si on oublie la miséricorde, la tendresse et l’attention personnelle du Christ, son amour immérité, alors tout cette morale pourrait paraître hyper violente, voire culpabilisante. Autrement posé, quand on vit avec une vraie tendance homosexuelle, comment accueillir le discours de l’Eglise qui vibre dans les oreilles? Certes, ce message est cohérent, porteur de vie et d’avenir, mais on ne choisit pas (ou pas toujours) sa sexualité, et la tension peut se faire vive. Que l’Eglise reste fidèle à la figure d’humanité transfigurée du Christ est nécessaire, qu’elle l’affirme à contre temps aussi est tout aussi important, et qu’elle en fasse un chemin pour celui qui s’en sent loin reste son enjeu.

La morale chrétienne est réponse à une expérience de salut, et qui nous invite à entrer par tout notre être dans cette dernière. C’était selon moi le sens de la prière de ce matin:

déploie, Seigneur, ta puissance
soutiens-nous de ta force,
afin que le salut retardé par nos fautes
soit hâté par l’indulgence de ta grâce.

Dieu ne veut que nous sauver, et nous nous rendons compatible à ce mouvement en  nous, ou pas trop à certains moments. Nous estimons que nous n’en valons pas le coup, nous nous immobilisons, boudant au bord du chemin, nous jouons de notre culpabilisation, de notre inertie, ou de notre droit à nous arrêter… quand il veut nous hâter.

L’Eglise continuera d’affirmer la beauté du salut pour chacun dans le pardon
la beauté de l’humanité divinisée en Christ
et la foi que tous, chacun avec son parcours nous avons droit à cette humanité renouvelée.

Que personne ne se sente exclu du chemin. Que je ne sois le pharisien…

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