Radio off(r)ense

ami journaliste, toi mon ami, mon frère,
toi dont la voix ouate mon appart’ à longueur de journées
habillant le silence de ton babil léger,
toi qui viens ponctuer chaque heure de tes infos en  tous genres,
surtout quand je me réjouis d’avoir entendu François Morel,
Ivan Levaï, Kathleen Evin ou la délicieuse émission “sur les épaules de Darwin”,
qui me rendent plus intelligent et le sourire aux lèvres,
pour l’an qui vient, permets moi de t’adresser tous mes souhaits les plus sincères…
histoire que tu arrêtes de faire de la merde pour me la coller entre les oreilles.

quand, sur France Bleu, tu interviewes mon évêque, en ce joli temps d’esprit de nowel, d’un “Stanislas Lalanne Bonjour” suivi de “Monsieur Lalanne” à répétition
permets-lui de ne pas t’apprendre la bienséance en te reprenant. Mais permets moi de tiquer. Tu n’oserais sans  doute pas omettre un “Maître” à un avocat, un “Docteur” à toute blouse blanche et je gage que tu n’appelles pas ton boss “Ma couille”. Alors par pitié, “Père”, “Monseigneur” ne sont pas une telle atteinte à ta laïcité toute intérieure

Et quand tu t’esbaudis que le pape (que tu devrais peut-être appeler Monsieur Seize, qu’on rigole) parle de la paix à Noël, ce qui pourtant doit être le sujet le plus éculé (rappelle-toi les panneaux affreux que les dames caté faisaient pour illustrer la première lecture de ton enfance), ne joue pas les vierges effarouchées que le pape désire avec des mots “tranchants” “voir disparaître les manteaux tâchés de sang” parce que, sinistre buse, c’est une citation in extenso de la première lecture qu’on lit tous les nowels depuis avant ta naissance. Si t’as pas entendu les guillemets, achète-toi des oreilles.

Et je n’ose imaginer ce qu’a évoqué pour toi le fait que j’aie pris dans mes bras la statue de l’enfant Jésus de la crèche pour mon homélie. Je crains le titre demain “les curés en mal de bébés”, “encore un enfant tripoté” quand je disais à ces 80% de nouvelles têtes de la messe des familles que la foi c’est comme prendre un bébé dans ses bras, on s’en croit incapable tant qu’on ne l’a pas osé.

ami journaliste, fais un effort. merde.

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