le corps rompu et le temps plié

Quand, à bout, le corps sage devient corps serre, équipage de basses œuvres,
corps d’âge, entremêlé, lacis de désirs encombrants et de volontés tendues
corps rompu de fatigue, somatisation d’un laisser-aller plus intérieur,
corps niche, s’abritant des intempéries, pour tenir, bon an, mal an.
voire
corps billard, où chaque coup donné et reçu déplace un fragile équilibre et de grands projets.

il est grand heur de s’adonner au temps plié
temps qui réunit dans l’instant apaisé
par la présence du Christ
la joie des commencements
l’assurance des “oui” des engagements
la fatigue des jours et l’ascèse de la fidélité
la grâce des saluts reçus là où l’on ne cesse de tomber
la promesse d’un accomplissement tout entier contenu
dans le don du sacrement, reçu, dans le corps du Christ, l’Eglise.

Accomplissement qui est autre chose qu’une gestion à la petite semaine d’un capital de grâce
mais un dépassement vers celui que nous sommes appelés à être dans le cœur de Dieu.

corps don à l’autre, qui me relie en deçà des mots,
corps responsabilité

corps ressuscité

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