ataraxie impassible?

il ne rit ni ne sourit ;
serait-ce donc qu’il exècre la poiscaille
et les pêches miraculo-industrielles ?
ou encore est-ce le fardeau de la croix
qu’il sait devoir bientôt supporter ?
ou pour ne point trop anticiper
une paix, une joie qu’il sait dernières ?

il ne rit ni ne sourit ;
à l’instar du Vénérable Jorge
aurait-il pour le rire des idées furibondes?

il ne rit ni ne sourit ;
faut-il donc tant de gravité
burinée sur un teint hautain
pour manifester dans l’humanité
le poids et la gloire de la divinité?

mais s’il ne rit ni ne sourit,
ce n’est pas à la manière
du parisien métropolitant matinalement ;
ce n’est guère plus par componction :
il est la fine fleur de la grâce de Dieu et
ce n’est pas sans laisser transparaître
du coin des lèvres, une joie, une quiétude, une équanimité.

ce n’est pas tant qu’il ne sourit pas ni ne rit ;
il faudrait chercher une autre nuance
sur la palette des expressions…

s’il ne rit ni ne sourit
sur tant de tableaux, tant de statues, ou dans les mots de l’Evangile,
c’est que les temps d’avant n’avaient pas comme aujourd’hui la passion des sentiments
du fleur de peau, du séduisant, du sourire VRP
nécessaire, mais carnassier, pour attirer le chaland.

il est des joies plus intérieures qui ne se confondent pas avec la liesse
mais laissent passer une fragrance d’éternité
sans les ors d’un sourire de publicité.

il résiste à mes sourires apitoyés ou enjôleurs
il sourit, mais de l’âme.

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