Des Bisounours™ parfumés à la guimauve

Les chrétiens sont-ils des opiomanes de l’espérance, gonflés à l’hélium d’un monde meilleur qui leur fait oublier voire s’extraire de la gravité des soubresauts des temps ? Vivent-ils dans le froufrou ailé d’anges gardiens et combattants qui les exonèrent des peurs et dangers d’aujourd’hui ? ou dans la poésie éthérée d’une spiritualité toute détachée du réalisme d’un monde d’adultes conscientisés ?

A prétendre connaître sans lire la voie de Thérèse de l’Enfant Jésus, petite voie d’enfance spirituelle, on pourrait la soupçonner de mièvrerie, comme on attribue aux chrétiens une foi qui ne serait qu’un pis-aller à leurs peurs profondes de la mort et du monde. A lire ses poésies, on pourrait d’ailleurs être conforté dans son opinion… Mais choisir d’entrer dans la foi, de se laisser porter par l’espérance agissante, ou dans une charité sans concession est un choix d’adulte qui ne dédouane pas d’une vie au quotidien mais lui donne un sens en deçà et au delà.

Ste Thérèse, consciente de sa fragilité et de son impossibilité à se sauver elle-même a ouvert un chemin spirituel qui, tout en reconnaissant sa pauvreté, affirme le choix d’avancer avec Dieu, portée par Lui, dans ce monde et par après… Choisir d’aimer, « rien que pour aujourd’hui » n’est pas une mièvrerie mais un combat au nom d’une foi en Dieu et en l’homme qui va plus loin qu’un laisser-vivre.

Dieu nous appelle, à son image, à être force d’amour, d’espérance et de foi dans un monde qui en a besoin. C’est en cela que l’Evangile est pour les hommes « Bonne Nouvelle ».[1]

Notes :

[1] billet écrit pour la paroisse mais qui ne sera pas publié

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