vestibule et paillasson

Cherbourg,
il pleut[1] .

Mon manteau ruisselle du grain imparable, subi et traversé,
parapluie d’autant plus inefficace que je l’avais oublié
chaussures maculées de poussière collée,
de résidus d’une flaque gerbée par un automobiliste indélicat
et un peu de boue mal évitée dans ma hâte…

Il est 20h, coup de sonnette, j’arrive chez les amis qui m’ont invité.
on se salue à la porte, paroles et gestes rituels de fraternité,
un pas à l’intérieur, je dépose mon manteau imbibé dans le vestibule,
frotte mes pieds sur le paillasson, consciencieusement,
même si ça ne m’évitera pas un bon recirage[2] en rentrant plus tard à la maison,
mais le cœur léger, dispo et moins crado pour le salon de mes hôtes,
je peux prendre part à la fête.

rite pénitentiel[3]

Notes :

[1] c’est pour les besoins de l’histoire, il ne pleut pas à Cherbourg

[2] voire un ressemelage plus fondamental à moyen terme

[3] je vous laisse le soin de faire vous-même le parallèle, et la différence entre rite pénitentiel et sacrement du pardon… 😉

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