Midas et Artaban

Parmi les marronniers de la vindicte politique, la méconnaissance par tel ministre du prix de la baguette ou du ticket de métro constitue une constante peu propice à la déception. Il y en a toujours un qui n’a pas utilisé de porte-monnaie, même virtuel, depuis suffisamment longtemps pour tout ignorer des prix et se délester d’une bourde publiquement. En tant que “ministre du culte” et par solidarité, je me dois d’y souscrire. Certes, je connais le prix du pain, celui des escalopes de dinde, des clés USB, des billets aller-retour Singapour-Paris, des pomélos, des fraises tagada, des MacBook pro, des 250g de beurre au sel de Guérande. Mais…

Je n’achète pas nécessairement chaque jour, ni chaque semaine, la PQR (entre  0,7 et 1,30€) sauf ce dimanche. Et devant moi dans le tabac presse :

  • bonjour,
  • la Presse de la Manche
  • le dernier Ouest-France
  • une cartouche de Camel
  • un Banco plus
  • deux coupdouble
  • deux blackjack
  • (et peut être un autre, j’ai oublié)

76,60€ s’il vous plait.

76,60€, 500F, de l’or avec de la fumée…
à 10 € près, mon budget pour le repas de 40 lycéens, vendredi dernier. Mince.

Je ne sais pas si c’est la crise ; en revanche, si certains s’en sortent bien, ce n’est franchement pas à leur honneur.

Je crois que j’aurais du mal à être patron de Bar Tabac, voyant s’échouer sur le zinc tellement d’espoirs aussi fânés que nourris aux pis aller dispendieux.  Sans parler de lui, qui m’avait tellement accroché.

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