sur un fil

pourquoi laisser surgir une parole ? ou d’un monde, une caresse?
comment oser la poser? triste subjectivité ?
apposée ? exposée ? imposée aux autres?
quand mes mots, émotifs, sont de colère, il m’a fallu les taire.

et puis hier, un poète est passé pas loin, un poète aimé,
un poète léger, tendre, juste, amoureux, émerveillé,
et il a susurré du prêtre un mystère, un dévoilement
quelque part en frontière.

aimer, être père, sourire, chercher, rêver
être libre, funambuler, écarquiller le quotidien,
oser une parole, qui dessille le silence
pour ouvrir un espace, où l’homme apprend sa beauté.

ces chemins du prêtre et du poète sont fragiles
essentiels.

laisser l’ineffable traverser la scène
et pendant quelques minutes, une communion d’inspiration
c’est par lui que je reviens.

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